Karine et sa Poesie.

Le Chant de l’Orpailleur

Je cheminais vers lui sans même le savoir
Moi qui ne connaissais que très peu de la vie
Avec ses cheveux blancs il semblait entrevoir
Le moment à venir de mes mots mes envies

Je le voyais ainsi pour la première fois
Et il lisait en moi devinant les sourires
Le verbe est superflu et altère parfois
L’instant d’une rencontre et l’air qu’on y respire

J’avais cette impression oui qu’il m’attendait là
Excusant mon retard par ma fraîche jeunesse
Il n’espérait de moi qu’un jour a capella …
Je pris le temps de boire à la source d’aînesse

Que pouvais-je apporter face à son expérience
Si ce n’est ma candeur et mon souffle intérieur
Les cœurs fondent sans fin de si belles alliances
En s’ouvrant pleinement au chant de l’orpailleur

Alchimie de la vie … pourquoi marcher ailleurs

Karine